Estelle tuée par sa mère : pourquoi son père réclame un procès malgré l’irresponsabilité pénale

Estelle, une fillette de 3 ans, est morte le 12 novembre 2020 à Lozanne. Les récits médiatiques désignent sa mère comme l’auteure des faits et parlent d’infanticide. La suite judiciaire a toutefois pris une autre direction : la mère a été déclarée pénalement irresponsable. Son père, Benjamin Bui, conteste cette décision et demande qu’un procès puisse se tenir.
Les faits : de quelle Estelle parle-t-on ?
Estelle était la fille de Benjamin Bui et de son ex-compagne. Le drame s’est produit à Lozanne, le 12 novembre 2020, alors que l’enfant avait 3 ans. Les contenus consacrés à cette affaire décrivent des violences d’une extrême gravité. Certains articles évoquent 350 coups de ciseaux, tandis qu’une fiche de podcast mentionne le chiffre de 354. Cette différence entre les récits ne change pas la nature des faits rapportés, qui ont conduit à l’ouverture d’une enquête.
Ces informations doivent être replacées dans leur contexte médiatique. Les récits disponibles s’appuient notamment sur les déclarations du père, sur le déroulement de l’instruction et sur les expertises citées dans les reportages. Ils ne donnent pas tous accès aux décisions judiciaires intégrales ni à l’ensemble des pièces du dossier. Les éléments présentés ici reprennent donc les informations rapportées par ces contenus, sans aller au-delà de ce qu’ils permettent d’établir.
Une affaire familiale devenue un combat judiciaire
Benjamin Bui est devenu la principale voix publique de cette affaire. Il raconte la perte de sa fille, son besoin de comprendre et son désaccord avec la décision judiciaire. Son combat ne porte pas uniquement sur une éventuelle sanction. Il demande qu’une audience permette d’examiner les faits publiquement, d’entendre les parties et de donner, selon lui, une place plus complète à la parole des proches.
Cette position explique la charge émotionnelle des témoignages télévisés et audio. Le père se recueille sur la tombe d’Estelle et entretient sa mémoire dans ses prises de parole. Pour les personnes qui suivent l’affaire, cet aspect reste central : le dossier concerne une qualification pénale, mais aussi le deuil d’un parent et sa recherche de réponses après la mort de sa fille.
Pourquoi la mère a-t-elle été déclarée pénalement irresponsable ?
L’irresponsabilité pénale ne signifie pas que les faits n’ont pas été examinés ou qu’ils cessent d’exister juridiquement. Cette notion renvoie à une situation dans laquelle un trouble mental est considéré comme ayant aboli le discernement de la personne au moment des faits. Dans ce cas, la justice peut conclure qu’une condamnation pénale classique ne peut pas être prononcée.
Dans l’affaire d’Estelle, BFMTV évoque trois expertises psychologiques ayant contribué à la décision rapportée. Le reportage indique également que la mère aurait parlé de voix quatre mois après les faits, lors d’une audition chez le juge. Ces éléments ont été associés à l’évaluation de son état psychiatrique et de sa capacité de discernement au moment du drame. Le contenu disponible ne permet pas de détailler davantage le raisonnement complet des experts ni celui de la juridiction.
Responsabilité pénale, faits rapportés et soins : trois réalités différentes
Plusieurs niveaux doivent être distingués. L’enquête et l’instruction cherchent à établir ce qui s’est passé. La responsabilité pénale dépend ensuite de l’état mental évalué au moment des actes. Une hospitalisation psychiatrique répond, elle, à une logique de soins et de protection, différente d’une peine d’emprisonnement. Selon les informations rapportées par BFMTV, la mère était internée au centre hospitalier du Vinatier, à Bron.
Une décision d’irresponsabilité pénale peut donc être très difficile à accepter pour les proches, sans signifier qu’aucune réponse judiciaire n’a été apportée. Elle ne produit simplement pas le même cadre qu’un procès pénal consacré à la culpabilité et au prononcé d’une peine. La décision porte sur la possibilité de retenir une responsabilité pénale au regard de l’état mental de la personne au moment des faits.
Cette distinction permet de comprendre la contestation de Benjamin Bui. D’un côté, la procédure examine les faits et l’état mental de la mère. De l’autre, le père attend une audience au cours de laquelle les éléments du dossier seraient exposés et discutés publiquement. Lorsque cette audience n’a pas lieu dans le cadre espéré par la famille, le sentiment d’inachevé peut être considérable.
Pourquoi Benjamin Bui demande-t-il un procès ?
Le père d’Estelle conteste la décision d’irresponsabilité pénale attribuée, dans les récits publiés, à la chambre de l’instruction. Il souhaite qu’un procès ait lieu et exprime des réserves sur les conclusions des expertises. Sa demande s’inscrit dans une volonté de débat contradictoire : il voudrait que les éléments de l’affaire soient présentés devant une juridiction, lors d’une audience identifiable, puis expliqués dans une décision publique.
Cette demande ne se résume pas à une volonté de sanction. Dans ses témoignages, Benjamin Bui met aussi en avant le besoin de donner une existence judiciaire et symbolique au drame vécu par sa fille. Pour une partie civile, un procès peut être un temps d’explication, de confrontation des analyses et de reconnaissance de la victime. Il peut également permettre aux proches de mieux comprendre la chronologie des faits et la portée des décisions prises pendant la procédure.
Ce que l’on sait des suites évoquées
Les contenus disponibles mentionnent une contestation de la décision et une volonté de faire appel, mais ils ne détaillent pas tous les développements procéduraux ultérieurs. Il faut donc éviter d’affirmer qu’un procès a été définitivement obtenu ou, à l’inverse, définitivement écarté sans disposer d’une information judiciaire plus récente et précisément datée.
Cette prudence est nécessaire dans une affaire aussi médiatisée. Les reportages privilégient souvent le récit humain et les déclarations du père ; ils ne remplacent pas la lecture d’une décision de justice complète. Ils permettent toutefois de comprendre l’enjeu : l’opposition entre l’expertise psychiatrique retenue par la procédure et l’attente de justice exprimée par la famille. La situation procédurale doit, elle, être vérifiée à partir de documents judiciaires actualisés.
Où retrouver les témoignages sur l’affaire d’Estelle ?
Plusieurs formats permettent de découvrir le récit de Benjamin Bui et le traitement médiatique de l’affaire. Ils n’ont pas le même objectif. Une émission privilégie le témoignage personnel, un reportage présente davantage les éléments de procédure, tandis qu’un podcast laisse plus de place à une parole longue et développée.
| Format | Ce qu’il apporte | Point d’attention |
|---|---|---|
| France 2 / France.tv, Ça commence aujourd’hui | Un témoignage centré sur le père et la mémoire d’Estelle. | L’émission a été diffusée le 27 novembre 2023 à 13h55. |
| BFMTV | Un rappel des faits, des expertises et de la contestation judiciaire. | Le reportage présente des informations rapportées à la date de sa publication. |
| LEGEND Story | Un format audio ou vidéo long consacré au récit de Benjamin Bui. | Le contenu repose largement sur son témoignage direct. |
Avant de visionner ou d’écouter ces contenus, il est préférable de tenir compte de leur caractère éprouvant. Ils abordent la mort d’un enfant, le deuil d’un père et des éléments de procédure psychiatrique. Les formats n’ont pas non plus la même fonction : un témoignage restitue une expérience personnelle, tandis qu’un reportage rassemble des éléments journalistiques à partir de sources et de déclarations.
Pour une information plus strictement juridique, il convient de privilégier les décisions, communiqués ou comptes rendus précisément datés lorsqu’ils sont accessibles. Cette précaution aide à distinguer les faits établis, les déclarations des proches et les informations rapportées par les médias.
Ne pas confondre avec une autre affaire concernant Estelle
Les résultats de recherche peuvent faire apparaître un article du Parisien consacré à une autre victime prénommée Estelle, décédée dans une affaire liée à une course sur le pont d’Oléron. Cette affaire n’est pas celle de Lozanne. Elle ne concerne ni Benjamin Bui ni la décision d’irresponsabilité pénale évoquée dans cet article.
Pour identifier la bonne affaire, retenez quatre repères : Lozanne, 12 novembre 2020, Estelle âgée de 3 ans et Benjamin Bui. Ces éléments permettent d’éviter les confusions entre plusieurs faits divers portant le même prénom et de retrouver les témoignages ou reportages réellement liés au dossier. L’affaire recherchée est celle d’une enfant morte à Lozanne en 2020, suivie par le combat de son père pour obtenir un procès.